samedi 9 février 2013

Un dernier portrait de Fiji


Une femme prépare la cérémonie de la "full moon" au temple indien de Nadi. j'ai appris à cette occasion qu'il fallait tourner de gauche à droite autour des temples et non le contraire...avant d'y pénétrer. j'en profite pour faire une petite méditation dans un tout petit coin à l'ombre des regards.

Ces deux hommes attendent la marée haute avant de rejoindre le gros bateau sur lequel ils naviguent pour le compte d'un riche propriétaire australien ou néo-zélandais. Toutes les terres du bord de mer leur appartiennent avec hôtel ou résidence privée. Simun et Ali, qui s'occupent du beachside où nous avons séjourné à plusieurs reprises, sont payés 3 dollars fijiens de l'heure (1, 35 euros) et seulement lorsqu'il y a des clients. Ils gèrent l'hôtel car leurs kiwis de propriétaires ne sont jamais là...

Ils parlent souvent de "rythme fidjien" ici. Cet enfant reflète cette décontraction.
Nous avons eu la chance d'avoir une cérémonie du Kava rien que pour nous. Sorte de "décontractant" sous forme de poudre que l'on dissout et qui provient d'une racine. Cela a un goût d'artichaut amer, mais fonctionne très très bien...


Suraya, fille du chauffeur de taxi qui m'a promenée tout un après-midi, de maison en maison, chez toute sa famille. Sa mère m'a fait un chaï dont je me souviendrais toute ma vie.

J'ai trouvé leur maison très belle, alors le papa de Suraya s'est arrêté, leur a demandé si je pouvais prendre une photo. Ils ont tous voulu, avec fierté, poser devant leur maison.

J'ai acheté un sari. Simun m'a emmenée acheter le tissu pour fabriquer le petit haut que l'on met en dessous. Elle m'a ensuite accompagnée chez un tailleur. Et le dernier jour, elle m'a offert un de ses sari, violet, très sobre, très beau. Ces gens avaient le coeur sur la main. Nous avons beaucoup parlé, beaucoup appris sur leur pays. Avec Lou, nous avons passé toute un après-midi avec eux pour faire les courses pour l'hôtel. Les gens pensaient que nous étions un couple mixte avec Ali, car il a beaucoup porté Lou. Ils s'arrêtaient pour nous regarder ! Ali et moi en avons beaucoup ri. Ici le mariage est à 17 ans environ et la femme rejoint la famille du mari pour qui elle prépare les repas et gère le quotidien toute sa vie (chez les indo-fijiens).

Comment leur dire que leur maison sont belles, émouvantes, que celles que j'ai visitées, énormes et dressées prétentieusement sur une presque île entièrement construites : "Fantaisy", sont affreuses ? Pourtant c'est ce que je ressens en les voyant, agencement de taules ondulées qui se mélangent à chaque déluge, chaque cyclone. 







Des îles, et de la pollution. Du plastique partout. Personne ne fait rien. Le club de plongée laisse les piles, les bouteilles au fond de l'eau devant leur club et prennent des bateaux à moteur pour aller plonger plus loin...On nous dit que la fois prochaine, le vent soufflera de l'autre côté et que tout repartira ailleurs, sur une autre île...

Heureusement, ils ont le don du recyclage. Mais un recyclage subi.



Bon t'arrête Flo, quelle déprime !!! Fiji; c'est le lieu des rencontres, de la générosité sans attente, des rires, aussi puissants que les baffles dans ce mini bus qui nous ont fait décoller les coeurs.
Nous avons fait plusieurs fois du volley à Fiji. Les Fijiens sont très bons joueurs, de la réceptionniste de 100 kg aux danseurs traditionnels qui se produisent le soir dans l'hôtel. Et ils éclatent de rire au moindre prétexte. C'est énergisant. On a fini le match, les pieds dans l'eau sans que personne n'ait l'air de le remarquer, chassant les méduses avec des bâtons.

Tom a reçu de la part du Monsieur à lunettes, ce beau chapeau et ce sifflet qui sèchent ici dans notre chambre d'hôtel à Tokyo. Il avait de l'or entre les doigts et ce sourire si gentil.




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